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Explorez la ville de Lyon à travers ses monuments classée historiques

Lyon est une ville située dans le centre-est de la France, célèbre pour sa riche histoire, sa culture et sa gastronomie. La ville est divisée en 9 arrondissements, chacun ayant ses propres rues et quartiers célèbres.

Enfin, Lyon est aussi célèbre pour ses bâtiments historiques, tels que l'Opéra de Lyon, la Basilique Notre-Dame de Fourvière, le Palais Saint-Pierre et le Musée des Beaux-Arts de Lyon. Les rues de Lyon offrent une grande variété de choses à voir et à faire pour les visiteurs, allant de la culture à la gastronomie en passant par l'architecture.

Parmit les 976 monuments, 386 sont classée monuments historique.


L' Site De L'ancienne église Saint Just

Se trouve au 19 Rue Des Macchabées,

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situation:

La rue des Macchabées fait le lien entre Saint Just et Saint Irénée, elle part de la rue de Trion, descend jusqu'à la montée de Choulans puis monte raide jusqu'à la place Saint Iréné1.
la circulation se fait en descente vers la rue de Trion.

Le site de l'église de Saint Just se trouve 19 rue des Macchabées.

La vue vers l'est est très belle, un peu frustrante, car elle tend à disparaître en descendant.
On croit la retrouver, mais un grillage empêche de s'approcher du muret qui le permettrait.

architecture:

C'est une rue étroite et tortueuse, surtout dans sa partie central1.
la première partie se fait entre de petites maisons, simples et anciennes, de un à trois étages.

Les maisons des 7 et 9 datent de 1753.Coté est, une parcelle a été démolie vers 1972, entre le 9 et le 19.

On y a aménagé une placette avec quelques bancs, sur le mur dégagé, on a peint la reproduction du plan scénographique représentant le quartier au milieu du 16e siècle.

On a dégagé les restes de l'église des Macchabées, il n'en reste que les fondations puis on les a saccagé en y plantant des morceaux de ferraille de couleurs vives.

Le terrain descend, laissant voir un immense panorama sur l'est de Lyon, jusqu'aux Alpes, si le temps s'y prête.

Au premier plan, on voit les immeubles de la résidence des Minimes, gros blocs blancs de huit étages à balcons.

Une fontaine taurobolique est logée dans un petit monument à colonnes, derrière, on peut voir un grand balancier de mécanisme de pompe.

La fontaine du 19e siècle est bâtie sur le puits du cloître Saint Just qui existait déjà au 13e siècle.
la maison de l'obéancier à la tour datée de 1488 a été la seule préservée des destructions des protestants en 1562, car le frère de l'obéancier était de leur parti et s'en déclara propriétaire.

Cette maison a ensuite été l'auberge du boeuf couronné jusqu'au milieu du 19e siècle, elle porte la date de 1526.

C'est elle qui a inspiré les boeufs sculptés actuels.

Les bases de cette maison sont antérieures au 13e siècle, puisque Girin de Rontalon l'a achetée en 1250 et qu'il y reste des sculptures et des éléments de cette époque.

Une seconde plaque indique qu'il s'agit d'un monument historique.

Il faut coller le nez à la vitre pour apercevoir la porte de la tou1.
une petite partie après Choulans grimpe entre de petites maisons de deux à trois étages, l'allée du 31 s'enfonce vers de petits jardins, puis la rue fait un coude vers le sud au niveau de la place Saint Alexandre, la rue monte à nouveau entre de petites maisons anciennes, dont celle du 37 est saillante.

C'est la partie la plus pittoresqu1.
Il y a quelques jolies portes aux 41 et 44, quelques anciens encadrements et peintures de commerce1.
le 43 est différent avec ses quatre étages, blanc, plus important, on peut y lire une curieuse plaque "sécurité" au-dessus de la porte, il a été construit en 1837 par des religieuses, il a servi d'atelier de soierie aux pénitentes et aux orpheline1.
le propriétaire du 56 a mis un cadran solaire au-dessus de sa porte, la rue fait un dernier coude vers l'ouest à ce niveau sur le replat de la place Saint Iréné1.
Coté sud, on longe la cure de la fin du 17e siècle, aux fenêtres à meneaux et à enduit rose, puis le mur d'enceinte de l'église Saint Irénée.

Un grand portail permet d'y entrer pour en voir le flanc sur lequel subsistent des traces médiévales, le calvaire, le chemin le long de tombes antiques, le clocher carré puis la façade d'un bel agencement de pierres blanches surmonté par un chapiteau au motif solaire et par deux croix.

Un texte de l'association culturelle des sanctuaires de Saint Just et Saint Irénée en donne l'historiqu1.
un face, ce sont encore de petites maisons, quelques-uns unes ont été démolies pour laisser des parcelles vides ou ont été remplacées par de plus récentes.

On peut remarquer une petite tour ronde.

Une allée de graviers descend entre deux pelouses.

Arrivé en bas le terrain s'élargit, au sol, on voit les vestiges des anciens murs des différentes basiliques, seules les fondations affleurent.

Comme deux d'entre elles ont disparu, on a refait le tracé des chevets en béton.

D'anciens tombeaux ont été placé autour, faute de mieux, ce sont eux qui servent de bancs aux visiteurs.

Coté nord en entrant, on a peint une reproduction du plan scénographique qui représentait l'église peu avant sa destruction.
Coté sud, une fontaine taureaubolique est placée devant la maison de l'obéancier, témoin de l'époque antérieure.

dedicace:

La première église de Saint Just avait d'abord été dédiée aux sept frères Macchabées, héros biblique1.
les sept frères ont été victimes de la superstition et du fanatisme, tués pour avoir refusé de manger du porc.

Ils n'étaient pas lyonnais, cela paraît évident dans une ville où la plupart affronteraient le martyr pour une rosette, un jésus, un cervelas pistaché, une salade de museau, un pâté de tête, un saucisson cuit ou un saucisson de Lyo1.
2ette appellation a été attribuée en 1854 après le rattachement de Saint Just au 5e arrondissement, on la retrouve sur les plans anciens sous le nom de Grande Charrière.

histoire:

Une chapelle a été construite en l'honneur des frères Macchabées, puis transformée en sanctuaire lors du retour des restes de Saint Just, mort en Egypte en 390.
L'église est alors devenue un lieu de pélerinage, florissant au sixième siècle.

En 469, une immense basilique se dressait ici, seconde en beauté de tout Lyon selon le récit de Sidoine Apollinaire.

Cette église a ensuite plusieurs fois été agrandie et reconstruite, sous Charlemagne, puis au douzième et treizième siècle jusqu'à dépasser les soixante mètres.

En 1245, elle a accueilli le pape Innocent IV, venu présider le concile, il y reçut l'empereur Guillaume de Hollande et le roi Saint Louis.

Au quatorzième siècle, Clément V y a été couronné pape et Philippe le Bel est venu signer le traité rattachant Lyon à la France.

Au seizième siècle, Louise de Savoie y a exercé la régence de France durant les campagnes d'Italie.

Cette prestigieuse histoire promptement résumée s'est achevée le 23 mai 1562, quand le baron des Adrets est venu raser l'édifice.

Les destructions furent si méthodiques qu'on a oublié les lieux jusqu'en 1971 quand des fouilles on fait ressortir les vestiges.