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Rue Sainte Hélène 69002 Lyon

C'est une Moyenne Rue

part de Place Antoine-Vollon a Place Gailleton

Domaine:métropole

Situation:


La rue Sainte Hélène débute place Gailleton, traverse la presqu'île et se termine place Antoine Vollon, on peut rejoindre la Saône par la rue Bizolon.
La circulation se fait d'est en ouest, elle est relativement importante, venant du quai et du pont de l'Université.

Qui va de Place Antoine-Vollon a Place Gailleton

Histoire:


La rue est tracée à l'emplacement probable de l'une des voies de l'île des Canabae où se trouvaient les entrepôts de Lugdunum, cela en ferait le plus ancien tracé de la presqu'île, mais ce sont les 17e et 19e siècles qui lui ont donné son allure.
A l'angle de la rue Victor Hugo, au fond des vestiges d'un puits romain on a découvert une pompe rarissime datant de l'époque romaine.
Durant le moyen âge, elle était bordée au sud par le mur d'enceinte de l'abbaye d'Ainay.
Au 16e siècle, c'était la seule rue qui traversait la presqu'île au sud de Bellecour, elle n'était encore bordée que de quelques maisons.
En 1614, le premier monastère de la visitation s'installa ici au n°9 dans un domaine qui allait jusqu'à la rue Sala. Saint François de Salles le fondateur de l'ordre y est mort comme l'indique une plaque posée sur le bâtiment. Une caserne de gendarmerie a remplacé le couvent, puis le département du Rhône.
Au 17e siècle, hormis la part entre les rues Comte et de la Charité, tout le nord était bordé par des établissements religieux.
Un personnage étonnant, Joséphin Péladan est né au n°11 en 1859. Il a fait partie d'ordres ésotériques comme les Martinistes et les Rose croix. Il est devenu célèbre auprès du tout Paris sous le nom de Sâr Péladan. Il aurait laissé des romans et livres ésotériques. Le musée des beaux-arts conserve un portrait de lui par Alexandre Séon.
Hippolyte Rivail serait né ici au 76, ou rue Sala si on en croit le menhir installé sur le quai à sa mémoire. Il est devenu pape du spiritisme sous le nom de Allan Kardec.
De 1830, jusqu'à sa mort en 1860, Adélaïde Yeméniz a tenu salon et correspondance avec les artistes de son temps comme Lamartine, Mérimée, Lamennais, la plaque mentionne aussi que Nicolas Yeméniz, bibliophile y a vécu. Une autre plaque indique la maison où vécurent les peintres Charles Young et Antoine Pochet. Une grosse pierre gravée avec une devise, sur une série de trois rend hommage à l'architecte Georges Trévoux.
En 1870, peu après les comités de salut public mis en place, ils arrêtèrent les Jésuites au moment où ceux-ci cherchaient à s'enfuir en creusant un trou dans un mur.
Jean Vital de Valous né en 1825 est mort le 17 décembre 1883 au n°27. Il fut historien de Lyon, spécialisé dans la noblesse.
Pendant la guerre de 1940, Paul Touvier était chef de la milice lyonnaise, la milice avait établi une prison dans la rue, à l'angle de la rue Cathelin. Le 13 juin 1944, Marguerite Flavien qui y était interrogée pour faits de résistance s'est tuée en sautant par la fenêtre pour échapper à la torture. Une plaque lui rend hommage sur le centre Saint Marc où elle enseignait.

Architecture:


La partie ouest est surtout bordée de grands bâtiments longs, ouverts par de larges portes à deux battants. Les anciens couvents, repris par le lycée Saint Marc, sont plutôt bas, un à trois grands étages. Ils sont sobres, certains ont été complétés pour gagner du volume.
Le 9 a une belle série d'arches, il dépend du département du Rhône, il est construit autour d'un large cloître, le portail nord ressort rue Sala.
Après les couvents, de la rue d'Auvergne jusqu'au bout, ce sont des immeubles d'habitation, le 37 est daté de 1861, ils sont plus décorés, avec de lourds balcons de pierre, comme au 11 et au 13, toujours des portes à deux battants, parfois imposantes comme au 24 et au 28. Celle du 21 est petite, mais très décorée avec des entrelacs qui finissent en bec d'oiseau et une plaque posée dessus avec des cornes d'abondance, ancienne imposte reconvertie en décoration ?
Au 29 et 31, deux belles allées jumelles mènent à une grande cour utilisée par des garages, on peut ressortir rue Sala.
En face, le 30 a un grand portail qui ouvre sur l'hôtel particulier de Cuzieu des Yéméniz autour de sa cour.
Au 32, une parcelle démolie a été reconstruite récemment en retrait pour la maison de l'environnement, on ne voit qu'une façade vitrée.
La rue est assez large, bien alignée coté nord, pas du tout coté sud, en partie pavée.
Au 34, l'intérieur de la boutique est entièrement en pierres apparentes.

Dédicace:


Sainte Hélène est née vers 250 à Déprane, par la suite Hélènopolis, elle est morte à Nicomédie vers 330 sur la rive asiatique du Bosphore, face à la ville qui a un temps pris le nom de son fils, Constantinople.
Sainte Hélène est connue pour avoir favorisé la progression du catholicisme en influençant son fils l'empereur romain Constantin qui le premier adopta cette religion et donna la liberté de culte aux chrétiens.
Elle est aussi connue pour son pèlerinage à Jérusalem au cours duquel elle découvrit la croix du martyr du christ.
Ayant vécu à Trèves et à Rome, il est probable qu'elle soit passée par Lyon.
Le nom de la rue vient de la recluserie à Sainte Hélène qui a précédé le couvent de la visitation et y aurait été fondée par Saint Eucher, évêque de Lyon jusqu'en 450.
Sainte Hélène est fêtée le 18 août, à la Sainte Hélène, la noix est pleine.

Origine du nom:

Nom provenant d'une ancienne recluserie ou ermitage, du temps où le quartier était en pleine campagne.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:27650 code FANTOIR:6903826635B code INSEE:69382