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Rue Gigodot 69004 Lyon

C'est une Petite Rue

part de Rue de Belfort a Rue Louis-Thévenet

Domaine:métropole

Situation:


C'est un passage haut de 3m60 entre la rue Guynemer et la rue Vaubecour.
On peut poursuivre à l'est par la place d'Ainay jusqu'à l'église Saint Martin, bientôt millénaire. Vers l'ouest, on marche vers la verdure du square Janmot et du quai de Saône.
La place d'Ainay est faite en deux parties qui forment une sorte de T.
Une courte rue va de la rue Vaubecour à la place proprement dite.
La place est un élargissement de la rue de l'Abbaye d'Ainay.
La rue Gigodot commence rue de Belfort, elle traverse la rue Dumont d'Urville et se termine rue Thévenet.
Une impasse privée du même nom s'enfonce de quelques mètres à l'ouest de la rue de Belfort en face de la rue.

Qui va de Rue de Belfort a Rue Louis-Thévenet

Histoire:


Durant tout le moyen âge, cette zone a fait partie de l'abbaye d'Ainay.
La voûte est l'héritière de la poterne d'accès à l'abbaye qui apparaît sur le plan situé dans l'église mais qui paraît quand même placée plus au nord.
La zone, au débouché des remparts sud de la presqu'île a été habitée au 17e siècle.
Paul Perrache a construit la voûte et la maison au-dessus au milieu du 18e siècle.
Artet associations
Le 23 août 2013, Lambert Wilson et Franck Dubosc sont venu jouer une scène du film Barbecue sous la voûte d'Ainay.
Commerceset services
Le restaurant Abel y a une entrée, la peinture du mur vante sa célèbre quenelle.
Août2006
Aux temps antiques, il s'agissait d'une île.
L'abbaye a été fondée par la reine Brunehilde, d'autres la voient préexister au 4e siècle.
Au 5e siècle, Saint Salon a fait rebâtir un monastère à Ainay.
Les premiers abbés ont été sanctifiés, Saint Badoul ou Badulphe, vers 300, puis Saint Sabin, et Saint Anselme le douzième.
Cette histoire ancienne est auréolée de légende, un texte de 859 relate l'envoi d'un groupe de moines par Aurélien pour relancer le monastère. Il fut abbé d'Ainay puis archevêque de Lyon de 875 à 895, on peut le voir en relief avec son nom latin Aurelianus.
L'église a été dévastée par les Hongrois en 934.
L'église a été reconstruite et consacrée par le pape Pascal II le 27 janvier 1107, l'abbé Gaucerand qui l'avait fait construire est devenu archevêque de Lyon.
Le pape Innocent IV a passé six ans à Lyon, la plupart le font vivre à Saint Just, mais certains à Saint Martin.
L'abbaye a pris une grande importance, en 1250, elle contrôlait 72 églises de la région.
En 1525 et 1526, la reine mère a exercé la régence depuis Ainay durant la captivité de François premier.
Le cardinal de Richelieu y est venu. Comme il ne pouvait pas sortir de sa chaise, on aurait agrandi une fenêtre de l'abbaye pour le faire passer.
L'église a été dévastée par les protestants en 1562.
Au 16e siècle, la plupart des abbés étaient aussi archevêques de Lyon, plusieurs cardinaux, dont le dernier, Camille de Neuville Villeroy de 1621 à 1693 qui la sécularisa en 1685.
L'abbaye a servi de logis aux puissants lors de leurs séjours à Lyon. Henri de Nassau est venu se marier avec Françoise de Savoie. Philippe le Beau en 1503, est venu faire la paix avec Louis XII. Henri II est venu en 1548 y rejoindre Catherine de Médicis. Louis XIII y a logé en 1632 et 1639. Anne d'Autriche y a séjourné en 1658.
Au 17e siècle, chaque Pentecôte, on organisait la fête du cheval fol en souvenir d'un pillage de l'abbaye évité par les habitants de Bourgchanin.
Cette abbaye a longtemps été sur une île avant d'être rattaché progressivement à la ville, ensuite, elle se trouvait au confluent avant que les travaux de l'ingénieur Perrache ne le repoussent à la fin du 18e siècle.
A la révolution, l'église a été transformée en entrepôt, par la suite, elle est devenue une paroisse.
Le 13 juin 1905, le pape Pie X a élevé Saint Martin en basilique.
En 1909, le presbytère de l'abbaye d'Ainay a été retrouvé saccagé, après un an de procès, un adjoint au maire de Lyon, avocat, M. Guilhot a été accusé et a reçu un coup de pied au cul de la part d'un de ses confrères qui a fait la une du Progrès.
Artet associations
Le cartulaire de l'abbaye d'Ainay, datant du 11e siècle, est le plus ancien document de l'histoire lyonnaise avec celui de l'abbaye de Savigny.
Le peintre Louis Janmot a passé ses dernières années au n°4 comme en témoigne la plaque placée au-dessus de la porte.
Notre meilleur chanteur, Kent a chanté Saint Martin, malheureusement, il est acculturé et ce n'est pas de Saint Martin d'Ainay qu'il parle dans sa chanson "je suis un kilomètre".
Commerceset services
Une agence immobilière expose des vieilles gravures de Lyon.
Coriolan est orfèvre et vendeur de luminaire, un autre artisan d'art est ébéniste et doreur.
On trouve aussi un masseur, une banque et une société.
Août2006
Si l'impasse est datée de 1832, le reste de la rue est plus récent, puisqu'elle a été aménagée au milieu du 19e siècle et urbanisée dans les années qui suivirent.
Elle était prévue pour rejoindre la rue Rosset, c'est peut être l'explication de la date de 1832 gravée dans la maison du fond de l'impasse avec l'espoir de résister le plus longtemps possible. Cette maison a été l'ancienne mairie de la Croix Rousse avant la construction de la grande mairie sur le boulevard, sa dimension historique devrait lui permettre de tenir encore longtemps.

historique:

Un fragment a changé de dénomination en 1930 : est devenu la rue Rosset.

Architecture:


Un petit immeuble de quatre étages est construit au milieu, il laisse un large passage par une superbe voûte aux belles pierres.
Coté nord, des maisons anciennes aux beaux volets sont collées à la voûte.
Au sud, coté Vaubecour, les volets sont moins charmants, mais la devanture d'Abel en bois violet l'est encore davantage.
La partie rue est entre deux rangées de maisons anciennes, trois à cinq étages, assez sobres.
Le n°1 a une belle porte vernie et des encadrements de fenêtres à l'entresol.
En face, la porte du n°2 paraît plus rustique avec du vieux bois, celle du n°4 est plus imposante.
Sur la place, qui est asymétrique au nord de la rue, l'immeuble qui fait l'angle sud est le plus beau, tout en pierres blanches avec des ouvertures arquées à colonnes sculptées. Quatre portraits sont finement sculptés au second étage. Leurs noms sont gravés, Ch. De Bourbon, Cam. De Neuville, De Tencin, De Tournon, tous abbés d'Ainay ? Le personnage de pied sculpté à l'angle pourrait être Saint Martin, même si l'oiseau à son pied peut difficilement passer pour un martinet.
Curieusement, l'église Saint Martin, dont on voit les trois ouvertures en arc brisé, appartient à la rue plutôt qu'à la place. Aux étages, les ouvertures sont arrondies. Elle est construite en pierres blanches et ponctuée de briques roses. Le célèbre clocher est dit en chapeau de gendarme avec quatre angles aigus inversés au sommet.
Au nord, deux petits immeubles font un angle en creux au sein duquel un arbre donne de l'ombre à quatre bancs de pierres d'où l'on peut savourer le calme d'une place inaccessible aux voitures et admirer l'église fraîchement nettoyée et restaurée.
Face à la rue, l'impasse dépend de la rue de Belfort, elle est fermée à l'ouest par un petit immeuble de trois étages daté de 1832. Au nord, un autre immeuble plus long avec une jolie porte au n°29 et une plaque à la mémoire de Marcel Bertone qui a sa place dans le quartier. Au sud, ce sont des anciens ateliers, plus bas. La maison du 25 rue de Belfort doit être démolie pour un immeuble de logements sociaux.
La rue est bordée d'immeubles du 19e siècle, simples aux nombreuses fenêtres, trois ou quatre étages, bien alignés.
Les façades sont plutôt moins belles que dans le reste du quartier, hormis l'angle sud ouest avec la rue Dumont d'Urville, qui a une belle arrête de pierres dorées et des encadrements de pierre à fossile au rez de chaussée, il est surmonté d'une immense antenne.
Deux ateliers anciens font exception, celui du n°3 est en dents de scie, celui du n°10 semble voué à la destruction.
De même, après la rue Dumont d'Urville, coté sud, le premier immeuble datant de la fin du 20e siècle se différencie par ses balcons en surplomb.

Dédicace:


Cette voûte est l'un des moyens d'entrée dans le quartier d'Ainay, elle mène à la place d'Ainay et à l'abbaye d'Ainay.
La place d'Ainay est dédiée à l'abbaye dont elle a constitué la place avant de devenir le parvis de l'église Saint Martin.
Saint Martin à qui est consacré l'église, est venu à Lyon. Ce serait ici qu'il aurait cru reconnaître le diable dans une volée d'oiseaux. Ces oiseaux qui reviennent toujours sont depuis connus sous le nom de martinets.
Gigodot est l'entrepreneur qui a mis en place le damier autour de la rue Dumont d'Urville, dont fait partie la rue Gigodot.

Origine du nom:

Propriétaire des terrains.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:28091 code FANTOIR:6903843230S code INSEE:69384