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Rue De Trion 69005 Lyon

C'est une Moyenne Rue

part de Place de l'Abbé-Larue a Place de Trion

Domaine:métropole

Situation:


C'est la rue principale de Saint Just. Elle vient en prolongement de la rue des Farges en provenance de Fourvière et du Vieux Lyon pour se terminer place de Trion. Vers l'ouest, elle se prolonge vers Tassin par l'avenue Barthélemy Buyer, vers Vaise par la rue Pierre Audry et vers le Point du Jour par la rue de la Favorite. Les bus 42 45 et 66 circulent dans la partie ouest.

Qui va de Place de l'Abbé-Larue a Place de Trion

Histoire:


Cette rue, située dans le bas du vallon de Saint Just a vu passer des hommes depuis la plus haute antiquité, c'est là que passait la voie romaine de l'Aquitaine en direction de Saintes. Ambroise Commarmond indique que dans les grandes occasions, dans l'antiquité, on égorgeait un taureau, le sacrificateur se purifiait de son sang et on érigeait un cippe taurobolique en souvenir, on peut voir ces monuments au musée gallo romain. Elle s'est ensuite située en bordure du rempart du bourg de Saint Just pendant toute la période du Moyen âge. La rue a été urbanisée sous son tracé actuel après la destruction des remparts de Saint Just en 1562. Benoist Mary y est né en 1864 au n°36. En 1885, on a creusé pour faire passer le train vers Vaugneray, on a trouvé de nombreux vestiges antiques qui ont permis à Auguste Allmer de publier une étude sur les vestiges romains "Trion, antiquités découvertes en 1885, 1886 et antérieurement au quartier de Lyon dit de Trion". Au n°15, vivait la famille Lavarenne dont le père a monté la troupe de théâtre dans laquelle Benoist Mary a débuté et a donné naissance à Monseigneur Lavarenne, ils ont maintenant chacun leur rue.

historique:

A absorbé un fragment de la rue des Farges en 1854.

Architecture:


Elle monte en pente douce et tortueuse jusqu'à la rue Saint Alexandre, elle fait ensuite un replat pour partir vers l'ouest avec une courte descente pour arriver sur la place de Trion. Coté sud, elle commence après la rue des Tourelles par un petit groupe de maisons anciennes de deux à trois étages, puis par un second alignement jusqu'à la rue Saint Alexandre. Coté nord, elle débute après la montée du Télégraphe par un joli jardin rocailleux récemment aménagé, adossé à un bel ensemble de murs de pierres dorées qui protègent le jardin d'une superbe maison individuelle. Devant lui, on peut voir une ancienne fontaine de pierre blanche avec un triton. Ensuite, les maisons collectives sont alignées sur la rue, ce sont des maisons anciennes, charmantes et disparates, de un à quatre étages. Toujours, coté pair, les maisons du 32, 34 et 36 sont adossées à flanc de colline, laissant la place à des jardins et construites en travers par rapport à la route, elles sont protégées par des murs de soutènement dont les importants renforts empiètent sur le trottoir. Les dernières maisons de cette portion ont été reconstruites vers 1980 par un groupe de HLM à trois étages composés de volumes de béton imités de la maison des missionnaires avec leur sommet triangle. Ce groupe ménage des allées et une cour surmontée d'une verrière pour rejoindre le terminus de la ficelle. La voûte de la ficelle est pittoresque, et il l'est encore plus de prendre ce mode de transport qui fut en son temps un précurseur de nos modernes métros pour descendre à Saint Jean. Au replat, l'alignement de vieilles maisons disparates et charmantes continue en face de la place Varillon. Après la place, quelques constructions des années 1980 tranchent avec l'unité et l'alignement de la rue, elles sont plus hautes, et ont gardé et amplifié le caractère disparate, le dernier immeuble du 20e siècle est encore plus haut et donne sur la place. Le coté pair reprend un alignement de maisons anciennes et du 19e siècle avec au n°80, un entrepôt des meubles Favrot installé ici depuis 1937 et qui prépare son déménagement. Après la montée de Loyasse, un joli pavillon trône isolé au milieu de son jardin.

Dédicace:


Son nom viendrait d'une altération du latin trifontius, trois fontaines. Une de ces fontaines antiques a été restaurée et installée au milieu de la place de Trion vers la fin du 20e siècle. Une autre, dans un monument qui semble antique se trouve en bas de la rue, elle est ornée de dauphins, et datée 1835 avec l'inscription anno XDCCCXXXV erexerunt. Elle s'est d'abord appelée rue des Anges avant que ce nom ne soit confié à une petite rue perpendiculaire.

Origine du nom:

Nom d'un lieu-dit attesté dès le Moyen Âge. Différentes origines probables. Du latin "trivium" désignant une bifurcation ou patte d'oie. Du latin "trifontius" et de trois fontaines romaines situées à proximité. De "triumvir Antoine" ou encore de "triguntius" qui signifierait triangle.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Délibération du Conseil municipal du 4 août 1854. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:28272 code FANTOIR:6903857130B code INSEE:69385