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Situation:


La rue d'Ypres se prend sur le quai Gillet en bordure de Saône et grimpe en lacets la colline de la Croix Rousse pour ressortir entre les deux cimetières sur la rue Philippe de Lassalle.
La circulation se fait dans les deux sens, bien qu'il n'y ait pas de place, du coup, les trottoirs sont réduits à des bordures et le piéton en est quitte pour la peur. Face à la résidence de la Belle Allemande, un chemin permet de ressortir vers le jardin d'Ypres qui remonte vers le plateau sans voir une voiture. De même, cette résidence a un accès à l'impasse d'Ypres qui fait un joli détour.
L'impasse des Chalets se trouve au nord ouest du plateau de la Croix Rousse, elle se prend par la rue d'Ypres.
Vers le nord, on voit Saint Cyr et le mont Cindre.

Qui va de Quai Joseph-Gillet a Rue Philippe-de-Lassalle

Histoire:


La rue d'Ypres fait suite à un chemin remontant à l'ancien régime.
A la limite de Lyon se trouvait une immense propriété dite de la belle Allemande. La légende veut que le propriétaire soit allé chercher femme et fortune en Allemagne. L'Allemande était trop belle et avait un prétendant que le propriétaire fit enfermer au château de Pierre Scize. Le jeune aurait réussi à plonger dans la Saône mais pas à échapper aux fusils des gardes du château. A peine moins légendaire, le propriétaire serait un commerçant Allemand, Jean Kleberger dit le bon Allemand et marié avec une Lyonnaise, la belle Allemande.
La tour existait encore en 1812, propriété de M Vouty. Dominique Vouty, possédait le domaine de 180 bicherées qui a été le siège de batailles pour la prise de Lyon en 1793. Dominique Vouty a été condamné comme contre-révolutionnaire alors qu'à 68 ans il ne quittait plus son domaine. Le livre de Annie Charvier la montre en photo et indique qu'elle a été démolie en 1973.
Son fils, Vouty de la Tour a été président du conseil général de 1800 à 1805.
Le plateau a été occupé par les cimetières au milieu du 19e siècle.
L'urbanisation s'est renforcée au début du 21e siècle.
Cette impasse est déjà ancienne, elle remonte au moins à l'ouverture du cimetière de la Croix Rousse au milieu du 19e siècle.
C'est au début du 21e siècle qu'on a construit de nombreuses habitations.
Août 2006

historique:

A été dénommée rue de la Belle-Allemande jusqu'en 1914.

Architecture:


Le début est charmant entre une belle maison bien enduite et une tourelle pointue.
La suite est un peu sinistre entre des garages de béton unis par une passerelle à des dos de HLM ajourés qui donnent vue sur la Saône.
A partir du n°10, on grimpe entre deux murs d'où dépassent des arbres.
Plus haut, un replat reçoit la résidence de la Belle Allemande, de grands immeubles récents, deux barres de cinq étages et une tour de dix étages pour ceux qu'on voit de la rue. Une autre partie de la résidence se trouve en face, on distingue une tour et des garages à travers des arbres.
Au nord, on aperçoit la tour du mont Cindre et la boule du mont Thou, mais surtout les barres de la Duchère. Un banc permet de prendre une pause.
Deux autres résidences modernes sont construites dans des parcs coté nord, coté sud, l'ancien mur et la forêt se prolongent jusqu'à celui plus haut du cimetière.
Sur le plateau, la rue fait encore un angle avec deux maisons dans un beau jardin de l'AMM.
Au n°80, de grandes maisons neuves dans des parcs, celle qu'on voit a une toiture avec de belles boiseries évoquant la maison de la rue Chardonnet.
Une petite allée boisée avec un petit muret qui protège le piéton mène jusqu'à l'impasse du Chalet.
La sortie se fait entre les deux murs des cimetières, en vue des camions de la caserne de pompiers qui vous y conduiront sans délai si vous vous êtes fait écraser et qui signifieront le salut si vous avez réussi à vous glisser entre les murs et les pare choc.
Coté est, c'est un long mur aveugle du cimetière.
Coté ouest, de grosses résidences sont construites en enfilade derrière un mur percé de larges portails. Ces résidences datent des années 2000, elles sont très cossues, construites avec l'architecture de grandes maisons, aux toits de tuiles, avec de grands triangles, des recoins pour balcons et de grandes terrasses.
Au nord, la rue descend dans la pente, sous les arbres en direction du bois de la Caille et se termine sur deux portails. L'un d'entre eux laisse voir le mur de béton d'une maison en construction.

Dédicace:


La rue d'Ypres commémore l'épouvantable épreuve subie par les militaires et les habitants de cette petite ville de Belgique attaquée de 1914 à 1918, par les armées Allemandes avec une nouvelle arme, un gaz moutarde attaquant les bronches des combattants. Ce gaz, l'ypérite a aussi pris le nom de la ville et expliquait une partie des quintes de toux de nos grands pères.
Ypres s'appelle Ieper et se trouve en Flandres à huit cent kilomètres au nord de Lyon, elle compte 35 000 habitants, de beaux monuments, dont une immense halle aux draps, reconstruits à l'identique après la guerre et, comme dans l'île du souvenir, des listes interminables de noms de ceux qui sont restés dans les batailles.
Les Chalets ont disparu ou ils sont bien cachés dans le bois.
Il y a une seconde impasse des Chalets dans le septième.

Origine du nom:

Ville de Belgique proche du front pendant la guerre de 1914-1918.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Délibération du Conseil municipal du 30 novembre 1914. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:28063 code FANTOIR:6903847570J code INSEE:69384