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Place Saint Irénée 69005 Lyon

C'est une Petite Place

part de Rue des Macchabées

Domaine:métropole

Situation:


La place Saint Irénée se trouve dans le cinquième, au-dessus du quartier de Saint Just. Elle unit, en bas au nord, les rues Trouvée, des Chevaucheurs, et des Macchabées, et au sud en haut, la rue Commandant Charcot, Soeur Bouvier et l'avenue de la première division française.
La circulation et le stationnement se font du coté est.

Qui va de Rue des Macchabées a

Histoire:


En 177, puis en 178, deux massacres de chrétiens ont lieu à Lyon, deux des victimes du second martyr, Alexandre et Epipoy ont été ensevelis ici. La crypte passe pour avoir recueilli les corps des martyrs de 177. Est ce l'ossuaire impressionnant qui s'y trouve qui a entraîné la légende affirmant que 19000 personnes avaient été tuées sans compter les femmes et les enfants lors du massacre de 202. Par la suite, de nombreux chrétiens sont venus se faire enterrer par ici. On y a retrouvé la plus ancienne épitaphe chrétienne de France, elle datait de 334.
Quand Helius, quatrième évêque de Lyon est mort, on a mis la dépouille en grand apparat, un voleur est venu lui retirer ses décorations mais le mort l'a saisi par le bras et l'a conservé prisonnier jusqu'à ce qu'il fut mis en jugement.
La première église Saint Irénée a été érigée sous l'évêque Patient vers 450 pour conserver les tombeaux de Saint Irénée, Alexandre et Epipoy. Certaines parties du 5e siècle restent encore visibles.
Aux 9e et 10e siècles, l'église fut reconstruite et agrandie.
Saint Jubin est mort le 18 avril 1080 et enterré à Saint Irénée, il a été le dernier saint parmi nos archevêques. On le voit en vitrail sous le nom de Gebuinus.
Le 30 janvier 1359 Jean de Romacin, maître d'oeuvre de la ville s'engagea à construire une fortification de Saint Irénée au château de Pierre Scize.
En 1562, les troupes protestantes du baron des Adrets ont détruit cette église, à l'exception de la crypte, dont l'arche a tenu malgré la destruction des colonnes qui la supportaient. L'église a été reconstruite à partir de la crypte et des fondations en 1584.
Le bourg de Saint Irénée a été rattaché à Lyon en 1585.
En 1687, on a ajouté un calvaire derrière l'église, on peut toujours aller le voir.
Une mademoiselle Labarge a vécu des années dans la crypte, de 1683 à sa mort en 1692, se dédiant à prier les martyrs et apprendre à lire aux enfants du quartier.
En 1793, les défenseurs du siège de Lyon ont résisté aux armées de Dubois Crancé avant de tomber le 8 octobre.
L'église, fermée au culte comme toutes les autres durant la révolution a été la première à rouvrir le 12 mars 1802.
Enfin entre 1824 et 1830, on construisit l'église actuelle toujours en conservant certaines parties. La plupart des pierres romaines de la place ont été trouvées en 1845 en rénovant l'église, on avait dans un premier temps utilisé les plus belles pour décorer les murs de l'église avant de les donner au musée car elles s'abîmaient, on a trouvé notamment celles d'un Grec et d'un Carthaginois.
Dans les années 1970, l'art religieux n'était plus à la mode, l'équipe paroissiale a fait détruire la chaire et repeindre les fresques murales en gris.
Monseigneur Ramsay, primat de l'église anglicane y est venu le 21 janvier 1973.
Il y avait une fontaine ornée de deux dauphins, elle a été démolie en 1934 pour élargir l'accès à la rue des Macchabées. En fait, on n'a fait qu'enlaidir la place puisque la petite rue a heureusement échappé à toute démolition.
La place a été bien rénovée vers l'an 2000 avec l'aménagement d'un court cours d'eau entouré de végétaux et d'un pavage qui protège une bonne partie de la surface des voitures.

Architecture:


L'église est bien sur le monument le plus important, elle est faite en belles pierres blanches, un triangle irradie dans le chapiteau, on y accède par un vaste escalier. L'église est entourée d'un mur ouvert par un grand portail qui a été édifié au 18e siècle. Le long du mur d'enceinte de l'église, plusieurs tombeaux gallo romains sont déposés. Au fond, on voit un clocher carré surmonté d'une croix, la vue de son toit doit être étonnante.
Coté est, ce sont surtout des établissements religieux après une jolie maison de pierres, un mur laisse voir d'autres bâtiments, puis le beau parement de pierres grises de la paroisse byzantine avec son coeur en croix, construite en 1825, puis une petite maison et le portail qui donne accès à une allée au fond de laquelle on peut voir les bâtiments de la maison diocésaine qui est l'ancien couvent des Génovéfains construit en 1749.
Le trottoir de ce coté là a été élargi, dallé, on y a aménagé un petit cours d'eau d'une vingtaine de mètres qui berce et rafraîchit ceux qui s'assoient sur les bancs entre les arbres et les buissons.
Coté ouest, ce sont des maisons d'habitation, les trois premières en partant du haut sont de petits immeubles de trois étages récemment rénovés, puis, une ouverture donne accès à une grosse maison de deux étages en retrait. Les quatre dernières maisons sont plus anciennes et plus basses, un étage.

Dédicace:


Saint Irénée fut le second évêque de Lyon après la mort de Saint Pothin de 177 à 202. La première église a été construite pour ensevelir ses restes.
Guillaume Paradin décrit la mort de Saint Irénée comme consécutive à l'affrontement de Albin et de Septime Sévère. Albin qui vivait à Lyon s'était fait apprécier des habitants, et se réfugia derrière les remparts de la ville pour affronter Sévère. Ce dernier prit la ville le 19 février, s'y installa, fit d'abord massacrer les proches d'Albin, puis tous les chrétiens en juin dont Irénée en un bain si sanglant que la rivière Arar en rougit jusqu'à Macon prenant alors le nom de Sangona, sanglante qui a donné notre Saône. Saint Irénée a confié sa succession à Zacharie qui a caché son corps avant de pouvoir l'enterrer.
La crypte de l'église Saint Irénée passe pour abriter le tombeau du saint ainsi que ceux de Saint Alexandre et Saint Epipode. L'église conserve aussi le tombeau de Saint Jubin.
Comme Pothin, il était natif de Smyrne vers 135, l'actuelle Izmir en Turquie et a été envoyé comme disciple de Polycarpe à qui une église et une rue sont consacrées à Lyon.
Seul évêque à l'époque, son diocèse s'étendait sur le territoire des trois Gaules.
Il est un des pères de l'église et reste admiré pour ses interprétations et ses écrits théologiques. Sa plus grande influence reste d'avoir sélectionné et fait connaître les quatre évangiles que le catholicisme reconnaît.

Origine du nom:

Évêque de Lyon à la fin du IIe siècle, illustre docteur de l'Église. C'est sur son tombeau que fut bâtie la première église Saint-Irénée.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:28220 code FANTOIR:6903856390X code INSEE:69385