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Place Des Terreaux 69001 Lyon

C'est une Grande Place

part de Rue Romarin a Rue du Président-Édouard-Herriot

Domaine:métropole

étais , place de la liberté / 69001

Commentaire:

L'origine des Terreaux vient du latin terralia, nom que l'on attribuait aux 15ème-16ème siècles au talus qui bordait le fossé liant le Rhône et la Saône et qui courait sur le côté sud de l'actuelle place). L'histoire du quartier des Terreaux est longtemps liée à celle de l'abbaye de Saint-Pierre fondée au VIIème siècle. Au XIVe siècle le secteur des Terreaux ressemble à un bourg fortifié. A la Renaissance, le quartier populaire des Terreaux est animé par les marchés. Le XVIII et le XIXème siècle amène de nombreux changements : le terrain est pavé et se transforme en place publique. La place des Terreaux devient alors le centre de la vie administrative et économique lyonnaise (banques, courtiers en soierie...). L'abbaye Saint-Pierre est agrandie et devient le Palais Saint-Pierre qui accueille à partir de 1803 le Musée des Beaux-arts de Lyon. En 1892 une nouvelle fontaine de Bartholdi (créateur de la statue de la Liberté) est érigée à l'Ouest de la place des terreaux. Ce «Char de la Liberté » symbolise la Garonne et ses 4 affluents se jetant dans l'océan. La fontaine était, à l'origine, réalisée pour la ville de Bordeaux qui la refusa en raison de son prix élevé. En 1994, la place des terreaux connaît de nouveaux aménagements. La fontaine est déplacée au centre de la place lors de la construction d'un parking souterrain. Christian Drevet et Daniel Buren sont chargés de la rénovation complète de la place. Des colonnes striées de blanc et de noir font face au Palais Saint-Pierre, 69 mini fontaines sont semées sur la place.

Situation:


La place des Terreaux se trouve dans le premier arrondissement tout au nord de la presqu'île. Elle est desservie par les rues d'Algérie, de Constantine, Paul Chenavard, Edouard Herriot, Joseph Serlin, Puits Gaillot, Romarin et Sainte Marie. La circulation se fait du coté sud d'est en ouest. Les bus passent aussi dans l'autre sens et coté ouest. Le parcours touristique des Voraces part d'ici, il commence par une traboule, mais elle est toujours fermée.

Qui va de Rue Romarin a Rue du Président-Édouard-Herriot

Histoire:


Aux temps antiques, un canal était aménagé entre Rhône et Saône, les bateaux pouvaient y passer. Avant d'être une place, elle a longtemps été à la limite nord de Lyon, il y avait des Terreaux que les eaux de la Saône et du Rhône rendaient humides. En 1417, le consulat a décidé de fortifier les Terreaux de Saint Sébastien de Pierre Aigle au Rhône. Ces fossés ont servi de champ de tir. Avant le 16e siècle, la place a servi de marché aux porcs. Il y a eu aussi un temple protestant puis un hospice de mendiants. En 1553, cinq théologiens protestants ont été brûlés aux Terreaux. Le pasteur Monier avait déjà été brûlé ici le 31 octobre 1551. Elle faisait partie des terrains du couvent Saint Pierre qui l'a vendu à la ville en 1559. Au 17e siècle, les jésuites venaient sur cette place afin d'y observer les étoiles en vue de mesurer la taille de la France. Le fameux astronome Cassini aurait participé à ces nuits d'observation. Phénomène plus étrange, le 12 octobre 1621, après le lever de lune, le ciel devint brillant comme en plein jour, les gens sortirent et cinq cent personnes purent témoigner avoir vu passer une étoile guidant une armée à cheval. Le 12 septembre 1642, une foule immense de curieux dont Richelieu est venue voir l'exécution de Cinq Mars et De Thou, coupables d'avoir comploté contre Louis XIII. La place des Terreaux était le lieu des exécutions publiques, plus de cent en 1769. Un roman de Nicole Avril, Monsieur de Lyon raconte la vie de l'un de ces bourreaux qui était une femme qui réussit des années durant à se faire passer pour un homme. Dès la construction de l'hôtel de ville en 1646, la municipalité s'y installa, elle y est restée sous de nombreuses formes, prévôt des marchands, échevin, préfet, maire élu, désigné ou porté par émeute, avec ou sans pouvoir, anarchiste ou royaliste, Lyonnais, Russe ou Troyen, restant quelques heures ou cinquante deux ans. C'est à cette date que la place a commencé à prendre sa forme. La première pierre de la façade du Palais Saint Pierre a été posée en 1659. En 1714, suite à l'instauration d'une taxe sur le bétail, une émeute gonfla place des Terreaux, les émeutiers tentèrent de prendre d'assaut la recette des tabacs où étaient conservés les droits. Cette agitation ne prit pas de grosses proportions. En 1786, les ouvriers chapeliers prirent la tête d'une révolte pour obtenir le paiement d'un tarif fixe par mètre de tissus. Le 8 août les ouvriers occupaient la place des Terreaux. Le 9 août, leur représentant Pierre Sauvage put venir au balcon de la mairie proclamer l'accord des autorités. Les troupes étaient trop fortes et le 12 août, Sauvage, un ouvrier en soie et un chapelier furent pendus sur la même place. En 1789, la municipalité présidait aux destinées de plus de 180 000 Lyonnais d'après un voyageur anglais. Un autre voyageur annonçait qu'en Europe, seule la mairie d'Amsterdam surpassait celle de Lyon en beauté. Dans la nuit du 28 au 29 mai 1793, le maire Bertrand fit placer des canons sur la place, il y a ensuite convié le bataillon Brutus qui lui était opposé pour lui tirer dessus. Les affrontements qui suivirent donnèrent le contrôle de la ville aux modérés Lyonnais qui prirent le dessus sur les représentants de la convention. Ils sont ensuite entrés en résistance contre l'oppression. La journée du 29 mai aurait fait quarante morts et cent quinze blessés. Après un siège terrible, le 12 octobre 1793, la mairie de Lyon perdait son titre pour celui de ville Affranchie, suite à la décision vengeresse de la convention, qui allait entraîner la destruction de centaines de maisons. Louis François Marie Menoux, bien que Suisse partit à la tête de la délégation de ville affranchie plaider le dossier de notre ville à la Convention. Le 18 vendémiaire an III, il obtint le décret accordant à nouveau le droit d'utiliser le nom de Lyon. En 1793 et 1794, c'est ici que la guillotine était installée pour exécuter les insurgés de l'année précédente. Le 6 avril 1794, le tribunal révolutionnaire se retirait après avoir prononcé 1684 condamnations à mort et autant d'acquittements. A l'issue des séances, les prisonniers étaient descendus dans les caves, coté Puits Gaillot, ceux qui avaient été acquittés, coté Joseph Serlin les condamnés à mort. Le 11 décembre 1793, quatorze condamnés réussirent à s'évader des caves où ils étaient détenus en vue de leur exécution, quatre furent repris. Grivet était enfermé dans la cave des condamnés à mort, il dormait dans un recoin obscur le jour de l'exécution et a été oublié. Deux jours sont passés sans qu'il ne voit personne avant qu'un nouveau condamné le rejoigne. A nouveau jugé, il fut acquitté, un sommeil si profond ne pouvait être que le sommeil du juste. Le premier tribunal des prud'hommes a été installé en 1806 à la mairie, en dessous du tribunal de commerce avec obligation aux chefs d'atelier d'y souscrire. Le premier juillet 1809, un décret a été pris imposant le numérotage des maisons à Lyon. En 1851, le conseil municipal a décidé de ne plus donner de nom de rues à connotation politique. La bonne résolution n'a pas tenu. La préfecture a occupé la mairie de 1852 à 1870 environ. Les premières années, Vaïsse cumulait les deux fonctions. La mairie qui abritait encore la préfecture avait fait peau neuve le 7 août 1858 dans l'objectif de recevoir Napoléon III venu admirer les multiples embellissements de la ville. Le 4 septembre 1870, les Lyonnais se précipitèrent au balcon de la mairie pour proclamer la république aussitôt la nouvelle connue de la capitulation de Napoléon III contre les Allemands. Le 28 septembre, c'est Michel Bakounine qui apparaissait au balcon pour proclamer l'insurrection mondiale. Le drapeau rouge, hissé le 4 septembre, y resta jusqu'au 3 mars 1871. En mai 1918, on a célébré la première fête des mères à Lyon. Le 8 mars 1931, le recensement donnait 579 000 habitants à la ville, un record jusqu'à ce jour. Le 11 novembre 1942, l'armée allemande arrivait sur la place. Elle occupa tragiquement la ville jusqu'au 3 septembre 1944. Le 14 septembre 1944, le général de Gaulle vint s'adresser à la foule depuis le balcon de l'hôtel de ville. C'est dans ce discours qu'il a décerné à la ville son titre de capitale de la résistance. Edouard Herriot est venu lui aussi reprendre possession de la mairie le 19 mai 1945, il était resté prisonnier en Allemagne. De nombreux chefs d'état sont venus à l'hôtel de ville, parmi les derniers, celui de la Chine et celui du Portugal.

historique:

A été dénommée place de la Liberté de 1793 à 1810.

Architecture:


C'est la plus belle place de Lyon, du fait qu'elle en possède la plus belle fontaine et deux des plus beaux bâtiments, et aussi par ses proportions d'un rectangle parfait. Elle est pavée de granite avec de petites fontaines qui sortent du sol. La mairie a été construite en 1646 par Simon Maupin, elle a brûlé quelques années après et été reconstruite par Hardoin Mansard. La salle d'apparat de la mairie donne sur la place, c'est ici que les personnalités peuvent apparaître au balcon. Cette façade s'ouvre sur une porte somptueuse, ornée de beaux détails et entourée de deux colonnes et de marbre rose. La façade est couverte d'innombrables ornements dont une statue équestre de Henri IV et les médaillons de la reine Anne et des rois Henri IV, Louis XIII et Louis XIV enfant entre autres statues, lions et dorures. En second plan, on voit dépasser le beffroi avec ses dorures et son drapeau. En 1660, la construction du grand palais Saint Pierre entraîna la destruction d'une petite pyramide qui se trouvait sur la place. Ce palais montre une immense façade classique sobrement soulignée de colonnes et de chapiteaux. C'est surtout la porte qui est remarquable avec la femme au cou penché sculptée dans le bois. La grande maison qui ferme la place à l'ouest date de 1858 elle fait face à la mairie à laquelle elle répond dignement avec son grand portail entouré de pierre rose et sa belle proportion de cinq étages. Avant, la fontaine Bartholdi se trouvait devant ce qui permettait l'une des plus fameuses photos de la ville, le portail de la galerie des Terreaux entourant les épaules de la femme guidant son char. La face nord est constituée d'immeubles de bureaux et de logements à l'architecture plus banale, de cinq ou six étages. En 2005, le terrain est cher à Lyon, aussi on rajoute de la hauteur au plus bas pour parfaire l'alignement des toits. La fontaine Bartholdi est la plus belle de la ville, Bartholdi a également réalisé le lion de Belfort et la statue de la liberté de New York. Il s'agit de quatre chevaux en furie, flancs ruisselants d'eau, rênes lâchées par une femme tranquille sur son char. Autour d'elle, des anges, autour de la vasque, les immanquables têtes de lions.

Dédicace:


Une butte de terre et des fossés qui limitaient la ville au nord portaient le nom de Terreaux. On les a comblés, le nom est resté.
L'origine communément admise est que Terreaux signifiait fossé et qu'un fossé s'est trouvé ici jusqu'au 16e siècle. Une autre origine, qui me paraît plus logique, parle de la terre ayant servie à creuser ces fossés et cette butte qui serait restée dans les mémoires.

Origine du nom:

Ce nom rappelle les remparts et fossés (en latin : terralia) qui occupèrent, pendant le Moyen Âge, le côté sud de la place actuelle.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:27313 code FANTOIR:6903816950Y code INSEE:69381