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Place Adrien Godien 69004 Lyon

C'est une Moyenne Place

part de Cours d'Herbouville a Cours Aristide-Briand

Domaine:métropole

Situation:


C'est le premier quai de Lyon en rive droite du Rhône, il longe tout le quatrième arrondissement entre les places Godien et Chazette, entre les ponts de Lattre et Churchill, entre le tunnel sous la Croix Rousse et la montée de la Boucle.
On peut continuer au nord sur la commune de Caluire par le cours Aristide Briand et la Grande rue de Saint Clair.
Trois voies de circulation vont vers le nord, deux vers le sud, une voie pour les places de parking et cinq rangées de voitures stationnées. Les bus 8 et 58 y circulent. Toutes ces voitures le rendent bruyant et lui ont fait perdre sa vocation de promenade chic qu'il possédait à l'origine.
Une trémie rejoint la voie rapide qui longe Caluire puis l'autoroute de Genève et le boulevard périphérique.
Une promenade en terre passe en contrebas le long du Rhône, il ne faut pas être claustrophobe, car elle est étroite et une seule bretelle permet de remonter sur le trottoir. Cette promenade se prolonge très loin, d'abord jusqu'à un jardin public de Caluire, puis, les vélos peuvent rouler jusqu'à épuisement en longeant le canal de Miribel, au moins jusqu'au barrage de Jons, d'où il est possible de revenir en longeant le canal de Jonage. On peut encore remonter le long du Rhône, peut être jusqu'au confluent de l'Ain.
La place Godien se trouve dans le quatrième, à la limite de Lyon et de Caluire, en rive droite du Rhône.
C'est un noeud de circulation entre le cours d'Herbouville et le cours Briand à Caluire d'une part, la montée de la Boucle et le pont Churchill d'autre part. Elle dessert aussi les rues Pons et Soulary. On peut compter 26 voies de circulation.

Qui va de Cours d'Herbouville a Cours Aristide-Briand

Histoire:


Le Rhône est venu librement prendre son virage au pied de la colline jusqu'au cours du 18e siècle.
En 1359, l'archevêque donna l'ordre à la Grenette de poursuivre les livraisons de blés aux sept reclus de Lyon, tradition qui persistait depuis Saint Eucher. Quatre étaient écartés et leurs recluseries démolies, telle celle de Saint Clair étant soupçonnées de donner refuge aux brigands.
L'ancien chemin de halage est devenu une route en 1717, puis route royale en 1769 en direction de la Bresse. Les constructions ont commencé à la fin du 18e siècle.
A cette époque, HB de Saussure a conduit une étude géologique du cours.
Jean Courajot Motteville, propriétaire au 30 a été exécuté en 1793, soupçonné de sympathies royalistes, et surtout de posséder un trésor qu'on a cherché en vain dans sa maison.
Au début du 19e siècle, le quartier Saint Clair était le lieu de l'aristocratie financière, on y trouvait le notaire, l'agent de change et le courtier en soie.
Au 19e siècle, la compagnie de navigation du Rhône supérieur avait ses bureaux au 4 et emmenait ses clients jusqu'à Aix les Bains en bateau.
Sous la préfecture d'Herbouville, de 1807 à 1817, on a élargi le bord de Rhône et on l'a transformé en promenade en y plantant des arbres. C'était alors la route vers la Suisse.
Il y a eu des moulins à eau sur le Rhône, le dernier s'est libéré de ses amarres en 1854 à la faveur d'une crue pour aller renverser le pont de Lattre avant de s'écraser sur le pont Morand.
Au milieu du 19e siècle, Samuel Ricqlès y a fabriqué son alcool de menthe.
En 1860, tous les quais étaient terminés, ils faisaient une promenade de six kilomètres jusqu'au confluent. On milieu du 20e siècle, on a sacrifié cette promenade en élargissant les quais au profit des voitures pour y implanter l'axe nord sud.
En 1866, Michel Jules Marmy dans son hygiène des grandes villes déplore le succès du pèlerinage des mal voyants vers Saint Clair y voyant de la piété assise sur les jeux de mots.
Edouard Herriot a vécu au n°1, de 1902 à 1957, son portrait en médaillon avec un texte le rappellent au dessus de la porte, il y a été arrêté le premier octobre 1942.
La colline s'est effondrée le 8 mai 1932, faisant trente morts. Elle s'est effondrée à nouveau en juillet 1977, et le 14 en 1981, remplacé par un imposant mur de soutènement et de grands immeubles.
Le vallon de la Boucle a permis un accès au Rhône à cet endroit depuis toujours.
La route de la Suisse suivant le Rhône a été percée en 1717, point de départ d'une vocation routière qui allait se renforcer toujours plus surtout dans la seconde partie du 20e siècle avec la construction de l'axe nord sud, puis de l'élargissement de la montée de la Boucle et la construction du pont Churchill en 1982.
Le 23 novembre 1831, les soldats quittaient provisoirement la ville de Lyon par le cours d'Herbouville en forçant deux barricades place Godien et place Saint Clair, laissant le contrôle de la ville aux canuts.

historique:

A été dénommée place de la Boucle jusqu'en 1956.

Architecture:


C'est un très large cours avec un terre plein central d'une double rangée d'arbres planté de quelques massifs.
Les façades sont parfaitement alignées, imposantes, car seulement interrompues par la montée Rater. Elles font trois à cinq étages, d'autres bâtiments sont construits au second plan dans les cours. Les façades sont simples avec de larges fenêtres, les seuls décors sont sur les portes.
L'exception vient du 13 au 16, une barre de dix étages reconstruite après l'effondrement de la colline, elle est grise, à la raideur rythmée par des colonnes en avancées. On retrouve aussi ces colonnes sur la façade voisine, elle aussi plus récente, 1905, la plus soignée du quai, signée Martinon au 17, avec un portrait de femme et un d'enfant qui la regarde.
Parmi les éléments remarquables :
Une grande porte en bois au 1 avec le portrait de Edouard Herriot et des têtes de colonnes ouvragées. Les portes du 24 et 34 sont élégantes aussi.
Un solide heurtoir au 18, celui du 21 est plus spectaculaire sur une large porte, celui du 30 est plus simple sur une porte bleue.
Le 25 ouvre par cinq portes-fenêtres arquées.
Le 37 ouvre par un grand portail surmonté d'une petite pièce à encadrement de bois.
Deux immeubles appartiennent à la place. Celui du sud est simple, quatre étages de trois fenêtres. Celui de l'ouest est plus travaillé, quatre arches et un solide soubassement de pierre taillée et deux grands étages aux larges ouvertures.

Dédicace:


Charles Joseph, Marquis d'Herbouville est né en 1756, il est mort en 1829. Il a été préfet du Rhône pendant l'empire, au moment où on aménageait le quai. Il a été aussi membre de l'Académie de Lyon.
Il possédait un château en Seine Maritime, non loin de Herbouville à Saint Jean du Cardonnay.
Auparavant, on était sur le quai Saint Clair du nom de la recluserie et qui s'est étendu au faubourg dépendant de Caluire au-delà de la porte Saint Clair qui était à la limite de Lyon à l'emplacement de la place Godien. Il a porté aussi le nom de quai d'Albret.
Adrien Godien est né le 14 mai 1873 à Sathonay Village, il est mort le 28 juillet 1949 à l'hôpital de Grange Blanche à Lyon.
Il s'est illustré comme peintre de portraits et de paysages.
La bibliothèque de Lyon propose un article écrit sur lui par Henri Hoquiné, "Adrien Godien peintre de nos fleuves".
Godien a aussi signé les vitraux de la chapelle de Grange Blanche.
Avant lui, on était place de la Boucle.

Origine du nom:

Peintre né à Lyon (2e) le 14 mai 1873, décédé à Lyon (3e) le 28 juillet 1949.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Délibération du Conseil municipal du 24 décembre 1939. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:28017 code FANTOIR:6903840070G code INSEE:69384