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Montée De La Grande Côte 69001 Lyon

C'est une Moyenne Rue

part de Rue des Pierres-Plantées a Rue Sergent-Blandan

Domaine:métropole

sur wikipedia Montée De La Grande Côte

Situation:


La plus belle rue de Lyon pour de nombreux Lyonnais. Elle débute en prolongement de la rue des Pierres Plantées, mais les deux premières parties ayant été démolies, je les ai décrites à part sous le nom de l'esplanade et du jardin de la Grande Côte. Elle se termine sur les façades de la rue du Sergent Blandan. Elle est piétonne sauf en dessous de la rue Leynaud.

Qui va de Rue des Pierres-Plantées a Rue Sergent-Blandan

Histoire:


Cette montée suit un chemin naturel emprunté depuis la préhistoire. Depuis, elle a toujours été la voie principale entre Lyon et le plateau. Les religieuses de la déserte ont acheté la partie ouest en 1296, ce sont elles qui ont donné le signal de la transformation de la route en rue en lotissant leur parcelle au début du 16e siècle. En 1298, l'archevêque a fait pendre le corps d'un condamné à mort aux fourches de Saint Sébastien. L'urbanisation a été rapide, de 1500 à 1550, la montée était alors fermée en bas par la porte Saint Marcel et en haut par la porte Saint Sébastien, située rue des Pierres Plantées à l'entrée de Lyon. De 1628 à la révolution, une petite statue de Saint Roch avait été installée, avec une plaque en latin signalant que la peste n'avait pas réussi à monter plus haut. L'historien Jules Michelet en décrit l'âpre montée lors de sa visite en 1830, ce n'est que plus tard qu'il a décerné à la Croix Rousse le titre de colline du travail. Les ouvriers canuts, regroupés derrière le drapeau noir et la devise vivre en travaillant ou mourir en combattant, sont descendus par la Grande Côte pour aller occuper la mairie lors des deux révoltes des canuts le 21 novembre 1831 et le 14 février 1834. Lors de la première révolte, les gardes nationaux qui les attendaient à l'angle de la rue Leynaud ont ouvert le feu, tuant quatre canuts et déclenchant l'insurrection. En 1835, c'est ici que le premier magasin coopératif fut implanté par Michel Derrion et Joseph Reynier. Les deux glorieux précurseurs le furent sans doute trop, aussi, ils durent partir finir leurs jours au Brésil en tentant d'y introduire leurs méthodes. Une plaque en rappelle le lieu et une statue les commémore dans le jardin des plantes. La chaussée a été transformée en 1855 pour lui donner un égout. La montée a été en chantier durant plusieurs années à partir de 1998 pour lui donner des pavés de Montalieu et en chasser les voitures. Chantier interminable, toujours en cours fin 2005 pour faute de faillite de l'entrepreneur et pénurie de pavés. La Grande Côte était connue pour avoir 99 maisons de chaque coté. En 1936, la ville a acheté deux maisons pour les démolir. Coût 900 Francs, le prix d'une radio ou de deux manteaux. Les temps ont changé, septante ans après, on laisse son manteau un peu vieilli et sa radio dont les piles sont usées devant le pas de porte de la boutique de vêtements d'occasion et on paie un tiers de son salaire pendant vingt ans pour acheter un appartement ici, avec 900 Francs, on ne peut plus acheter que six centimètres carrés. En 1975, toutes les maisons du haut de la rue ont été démolies, il en reste des regrets, un jardin et une photo sur une pochette de disque de Jean Marc le Bihan. Les solides pierres de leur construction ayant été qualifiées de pisé et leur antiquité vénérable de vétusté et d'insalubrité, l'obsolescence n'étant pas encore de mise en ces temps. En 1988, tout le pâté de maisons entre la rue Burdeau et la rue Leynaud a été rasé au profit d'un HLM et d'un parking. Dix ans après, les autres maisons entraient au patrimoine de l'humanité, avec une bonne partie de la ville, ce qui devrait leur permettre de fêter leurs cinq cents ans.

historique:

A été dénommée côte Saint-Sébastien ou grande côte Saint-Sébastien.
A absorbé la rue des Pierres-Plantées de 1854 à 1930.

Architecture:


La Grande Côte est en forte descente, de plus en plus étroite en arrivant en bas, légèrement tordue. Au nord de la rue Imbert Colomès, à l'est, ce sont des flancs d'immeubles de style canut du 19e siècle, plus un appendice municipal inutilisé. A l'ouest, un petit groupe de quatre immeubles des années 1970, construits de plus en plus en retrait dans le jardin. Entre la rue Imbert Colomès et la rue des Tables Claudiennes, la section est encore large, grâce à la construction de l'école municipale, toute en pierres, en 1888, collée à une maison de la rue des Tables Claudiennes. A l'est, on trouve les deux premières maisons anciennes, la grande porte du 59 traboule vers la rue Capponi, elle est généralement fermée. La partie entre la rue des Tables Claudiennes et la rue Burdeau est la seule à avoir conservé sa largeur d'origine, elle est bordée de part et d'autre par des maisons de deux étages, alignées, mais bien individualisées, simples, mais avec de jolies arches. Le 69 traboule vers la rue Burdeau, elle est intéressante pour la vieille muraille visible de la cour qui y subsiste. Entre la rue Burdeau et la rue Leynaud, il y a un HLM qui détonne par sa hauteur, six étages, et un parking couvert par deux dalles de béton. A l'est, il y a un bel alignement de façades en courbe, fait de maisons anciennes, les plus anciennes du début du 16e siècle atteignant les cinq cents ans. Elles ont de deux à quatre étages. C'est à partir de là que l'architecture est la plus soignée avec quelques belles portes couvertes de tags, de belles séries d'arches, quelques fenêtres à Meneaux, trois magnifiques façades autour du 102, restaurées autour de l'an 2000. En levant la tête au 100, on peut voir un pilier de fenêtre ouvragé, Louis Maynard, dans son livre sur les rues de Lyon parle d'une fenêtre du 13e siècle, s'il ne s'est pas trompé, ce pilier à sept cents ans. Comme la maison qui le supporte en a sûrement deux cents de moins, il s'agirait alors d'un réemploi du couvent de la Déserte. Le 102 a une longue allée qui mène à une belle cour au-dessus de la rue Terme. Le 118 est une jolie traboule qui descend vers la rue Terme, la seule qui soit ouverte. En dessous de la rue Leynaud, la montée est de nouveau étroite entre de belles maisons anciennes de différentes hauteurs, styles, alignements et dates.

Dédicace:


A Lyon, une rue en pente s'appelle une montée, sauf à la Croix Rousse où elle s'appelle une côte, la Montée de la Grande Côte fédère les deux termes. C'est l'abréviation d'anciennes appellations : Grande Coste Saint Sébastien, Grande Côte de la Croix Rousse.

Origine du nom:

Tire son nom de sa longueur et de sa déclinaison.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:27293 code FANTOIR:6903813305L code INSEE:69381