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Situation:


L'avenue Adolphe Max part à la jonction des quais Romain Rolland et Fulchiron, face au pont Bonaparte, pour se terminer sur les façades de l'avenue du Doyenné. La circulation se fait autour d'un terre plein central, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Le bus 28 y a son terminus. Vers l'ouest, on est dominé par la colline de Fourvière, avec la basilique et l'Antiquaille. Vers l'est, on regarde vers la Saône et ses quais, à gauche, le quai des Célestins, à droite, le quai Tilsitt séparés par la rue Chambonnet. L'avenue est bien fréquentée par de nombreux touristes grâce à son rôle de liaison entre Bellecour et le vieux Lyon et la proximité de la bouche de métro.

Qui va de Quai Fulchiron a Avenue du Doyenné

Histoire:


C'est au nord de cette rue qu'était installé l'archevêché dans le cloître Saint Jean. C'est l'archevêque Guichard qui avait fait construire le cloître de 1165 à 1180. Pendant presque mille ans, le pouvoir Lyonnais s'est situé ici, jusqu'à l'annexion française, puis partiellement pour la justice, encore deux siècles jusqu'au 16e siècle. Burchard était archevêque de Lyon quand son frère Rodolphe, roi de Bourgogne mourut. Il conserva à l'archevêché les deux souverainetés sur Lyon. L'archevêque en a été chassé une première fois à la révolution, l'archevêque Lamourette étant condamné à mort, une seconde fois en 1905, le cardinal Coullié devant partir le 11 décembre 1906. Au 7e siècle, plusieurs évêques de Lyon ont été sanctifiés, et ont donné leur nom à des communes de la région, Saint Chamond, Saint Bonnet, Saint Genis. Suite aux passages des Sarrasins en 732, Lyon est resté une dizaine d'années sans évêque connu. Les premiers travaux du palais actuel datent de l'archevêque Humbert en 1076. En 1079, l'archevêque de Lyon Saint Gébuin ou Jubin devenait primat des Gaules, il est enterré à Saint Irénée. En 1128, Aldaldus a été nommé à Lyon, ses prêches étaient trop incisifs et les autres prélats le mirent à mort. En 1157, l'archevêque Heraclius de Montboissier obtint de l'empereur Frédéric Barberousse les pouvoirs temporels sur Lyon et le Lyonnais. Ces pleins pouvoirs s'affaiblirent en 1312 quand Lyon entra dans le giron Français. Trois des chanoines sont devenus papes, Boniface VIII, Innocent IV et Grégoire X, plus un antipape, d'autres papes y ont séjourné, dont Clément V et Jean XXII. En 1391, il y avait trois cardinaux parmi les chanoines. Saint Thomas Becket y a été chanoine. Il a dû laisser une forte impression puisque le chevalier Pierre des Etoux a le premier fait le pèlerinage sur son tombeau en 1179, Saint Anselme et Saint Hughes y ont aussi séjourné. Grégoire X a logé au palais Saint Jean pendant le concile de 1274. Alphonse d'Aragon, Philippe le Hardi vinrent lui rendre visite. Le 23 novembre 1305, le frère du pape fut tué lors d'un banquet à l'archevêché. Après le rattachement à la France, les rois sont presque tous venus à Lyon, ils logeaient généralement au palais de l'archevêché pendant leurs séjours. En 1564, une grande galerie a été construite et le palais rénové pour l'arrivée de Charles IX à l'archevêché. Des souverains étrangers y ont aussi logé comme Christine de Suède en 1656 Philippe d'Espagne en 1744, Marie Thérèse de Savoie en 1773. Le cardinal de Bourbon a fait construire le logis de l'archevêché en 1443. Le 31 août 1572, les protestants, enfermés dans les prisons de l'archevêché ont été massacrés par la foule se vengeant de la conquête protestante dix ans auparavant. En 1664, Camille de Neuville a fait construire une galerie pour abriter sa bibliothèque de 12 000 volumes. La bibliothèque comptait déjà 60 000 volumes en 1789 d'après Edward Rigby, un anglais qui a raconté son passage à Lyon fin juillet 1789 après avoir passé les journées autour du 14 juillet à Paris. L'Académie de Lyon fondée en 1700 s'est réunie au palais Saint Jean à partir de 1717, elle est partie à la mairie, s'est interrompue de 1793 à 1800 et a fini par revenir au palais Saint Jean à partir de 1975. Jean de Saint Bonnet, académicien a été le premier à calculer la latitude de Lyon. L'Académie a distribué de nombreux prix suite à des fondations de ses membres. La plus durable a été celle de Jean Pierre Christin, académicien inventeur du thermomètre de Lyon, utilisant le premier la numérotation centigrade. A sa mort, par testament de 1750, Christin a attribué une médaille pour le meilleur mathématicien, physicien et artiste qui fut distribuée jusqu'en 1950. Du 13 septembre au 11 octobre 1793, les sections se sont rassemblées à la Manécanterie pour administrer provisoirement la ville de Lyon assiégée. Napoléon a logé à l'archevêché en 1805 et 1815. Lors de la restauration, on a demandé de détruire tout ce qui pouvait rappeler l'empire, la chambre où avait dormi Napoléon était décorée d'un aigle. Le valet de chambre le cacha derrière une tenture au lieu de le jeter. Un jour de travaux, l'aigle vola avec fracas au milieu de la pièce. Après enquête, le valet fut condamné à la prison.
L'avenue a été ouverte à partir de 1865 à la place de l'église Saint Romain, des prisons, de la galerie de l'archevêque et de maisons particulières. L'église Saint Pierre le Vieux, qui avait été transformée en logements après la révolution a été détruite dans l'élargissement de la rue de l'archevêché en 1866. Etienne Mulsant, bibliothécaire en 1874 a publié une histoire générale des coléoptères en 35 volumes. La bibliothèque municipale a ouvert ses portes le 1er octobre 1912. Le président de la république Alexandre Millerand est venu la visiter le 15 mars 1921. Le sous-sol de l'avenue a été fouillé en 1983 et 1984 quand on a creusé le métro. Les archives municipales y ont été conservées jusque vers 2003, avant de partir 18 rue Dugas Montbel. Le secteur est particulièrement bien connu par ces fouilles et par l'étude qui a été publiée par les archives en 1992 "le palais Saint Jean".

historique:

A été dénommée rue de l'Archevêché et place de Montazet jusqu'en 1863.
A été dénommée avenue de l'Archevêché de 1863 à 1909.
A été dénommée avenue de la Bibliothèque de 1909 à 1939.

Architecture:


C'est une large avenue qui ressemble presque à une place, le centre aménagé avec un jardin de buissons. Coté nord, deux bâtiments entourent une vaste et belle cour dominée par la tour de la cathédrale, le fond de la cour est occupé par une maison d'un étage, sur un enterré et sous mansardes. Le sol est en ghorre, avec plusieurs bancs qui en font une belle halte les jours secs. A chaque angle, au fond, une entrée majestueuse faite d'un chapiteau encadré de quatre colonnes. Vers l'avenue du Doyenné, un grand bâtiment d'une belle rigueur classique, c'est la nouvelle manécanterie qui a été construite à partir de 1768. Vers le quai, un autre bâtiment plus étrange, mais plus vénérable, c'est le palais Saint Jean, il a commencé à être construit en 1076, mais ce sont les 18e et 19e siècles qui lui ont donné son allure actuelle avec le clocheton de la tour rajouté en 1854. Il est formé de deux longs corps de bâtiments, avec une haute rangée de fenêtres et deux autres très petites, comme annexes, les deux parties sont réunies par une tour ronde ouverte par une toute petite porte à demi enterrée. Coté sud, ce sont deux groupes d'immeubles d'habitation, l'un austère et majestueux, isolé à l'est de la rue Lavarenne, les trois autres, similaires, lourdement décorés formant un bel ensemble.

Dédicace:


Le nom de Adolphe Max a remplacé celui de petites rues, Saint Romain dont une plaque a été ajoutée pour rappeler le souvenir, Saint Pierre, Montazet puis l'avenue ou cours de l'Archevêché et avenue de la Bibliothèque. Il est honoré comme bourgmestre de Bruxelles. Adolphe Max est né le 30 décembre 1869, il est mort le 6 novembre 1939. Comme pour la rue d'Ypres, la rue d'Anvers et le boulevard des Belges, c'est son action héroïque à la tête de sa ville durant la première guerre mondiale qui a motivé cette attribution. Plusieurs papes sont passés par ici, dans les textes latins, ils sont appelés Pont. Max.

Origine du nom:

Bourgmestre de Bruxelles pendant l'occupation allemande de 1914-1918.
Sources:

data.gouv.fr

Ville de Lyon, Archives municipales de Lyon, index des voies de Lyon, 2021/07/21. sur archives-lyon.fr

Délibération du Conseil municipal du 14 mars 1955. Rues de Lyon à travers les siècles de Maurice Vanario (2002)

code FUV:28139 code FANTOIR:6903850065X code INSEE:69385